Qui sont les Masse?

Dans les divers actes concernant les Lavoix de Corbie, nous trouvons très souvent référence à une famille Masse. Ils sont témoins des grands évènements marquant la vie de la famille Lavoix, et les Lavoix sont témoins des leurs.

Les Masse et les Lavoix sont donc des familles liées non seulement par le sang, mais aussi par le vécu, ce qui nous intéresse puisque nous cherchons à retracer autant que possible l’histoire de nos ancêtres.

Or, à ce jour (11 janvier 2020), aucune personne de notre arbre généalogique ne porte le nom de Masse. Les recherches généalogiques de Hugues Lavoix ne mentionnent pas non plus de Masse. L’arbre de Dominique Léniez ne fait pas non plus de référence à un ou une Masse.

Donc qui sont-ils, comment sont-ils liés à nous?

Indices et actes

Lors du mariage de Hugues Lavoix, fils de Jean Baptiste Lavoix et de Marie Françoise Gabrie (Gabry), le 20 janvier 1756 à Saint Etienne de Corbie avec Marie Catherine Pilon, Philippe Antoine Masse est témoin. Il est mentionné qu’il est cousin issus de germain du marié.

Cela signifie donc qu’un des parents de Hugues et un des parents de Philippe Antoine étaient cousins germains. Donc, un des parents de soit Jean Baptiste Lavoix, soit Marie Françoise Gabrie avait pour frère ou soeur un grand parent de Philippe Antoine Masse.

De quels autres indices disposons-nous?

Le 8 janvier 1756, Hugues et son frère Jean-Baptiste sont témoins à l’enterrement de Nicolas Masse à Corbie. Les deux frères sont qualifiés de cousins issus de germain.

Le défunt avait cinquante neuf ans et était tailleur de pierre. Il avait trois fils, Nicolas, Jean et Philippe et une fille mariée à un Nicolas Mabrier. Le défunt avait deux soeurs, mariées l’une à Louis Joly et la seconde à Charles Boulant. Les signatures nous montrent que le Philippe Masse fils de Nicolas est le même que celui qui est témoin au mariage de Hugues. Nous en déduisons donc d’abord que la mention « issus de germain » n’est qu’une référence approximative sur le nombre de générations séparant les cousins de leurs ancêtres communs.

Comme Jean-Florent Lavoix n’est pas présent, nous pouvons émettre l’hypothèse (incertaine car il peut y avoir de multiples raisons à son absence) que le lien familial provient des épouses Lavoix.

Au mariage de Jean Baptiste Lavoix avec Marie Françoise Gabrie (voir la biographie correspondante) le 19 février 1726, l’un des témoins et signataire est un Masse. La signature ne comporte pas de prénom. Nous remarquons que la signature ressemble beaucoup à celle de Nicolas Masse lors du décès de son père, sans être la même. Nous pouvons faire une hypothèse un peu « osée » selon laquelle le Masse témoin du mariage de 1726 n’est autre que le Nicolas Masse décédé en 1756. Ce Masse témoin du mariage de Jean Baptiste sera aussi témoin à ses funérailles (d’après les signatures) le 31 octobre 1754 à Saint-Albin de Corbie.

Comme il n’y a aucun Masse témoin au premier mariage de Jean Baptiste, nous pouvons supposer que les Masse sont liés à la famille Gabrie (Gabry).

Une famille alliée et proche par la tante maternelle de Marie Françoise Gabrie

Munis de tous ces éléments, finalement nous trouvons (aussi grâce à Généanet, Généalogie de Marie France Gourdain) que le lien familial se fait par Marie Tourneur, tante maternelle de Marie Françoise Gabrie et et témoin à son mariage, qui y signe et agit probablement en lieu et place de sa mère décédée. Marie Tourneur est l’épouse de Nicolas Masse (1679-1705), père du Nicolas Masse mentionné ci-dessus et grand-père de Philippe Antoine.

On peut voir dans la proximité des familles une confirmation du rôle joué par Marie Tourneur dans la vie de Marie Françoise Gabrie, et dans celle, probablement, de ses frères et soeurs.

On pourra trouver la branche Masse sur l’arbre généalogique par Marie Tourneur (à finaliser et télécharger note du 11 janvier 2020).

Publié par Helene Lavoix

Dr Helene Lavoix, PhD Lond (Relations internationales) est fondatrice et directeur de The Red (Team) Analysis Society. Elle est spécialisée en prospective stratégique et alerte précoce en matière de sécurité nationale et internationale. Elle se concentre actuellement sur l'intelligence artificielle, la science quantique et la sécurité. Elle enseigne au niveau Master à SciencesPo-PSIA.

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